Le court-métrage "Vacances coupantes"

Réalisation
Olivier G. - 1991
Concernant ce film qui dure 36 minutes environ,
il s'agissait en fait d'un "remake" de "Massacre
à la tronçonneuse".
Il est évident qu'une caméra
au sens pellicule m'aurait davantage satisfait que de la vidéo,
mais restons raisonables pour ce genre de projet qui ne sort
pas en principe du cercle des amis et des proches.
Outre ce côté épouvante
et sordide, il faut reconnaître que le tournage en lui-même
s'est plutôt déroulé dans la bonne humeur,
et notre côté comédien amateur donne une
image de l'histoire plus... amusante que terrifiante.
L'histoire :
Dans ce film, le scénario était
secondaire, le but était plutôt de faire "frémir"
le spectateur avec des images simples, reflétant non
pas une violence gratuite, mais un cas de folie tout à
fait plausible.
Comme la plupart des classiques de l'horreur
et de l'épouvante, un groupe de jeunes gens se fait
décimer tout au long du film. Ce qui change c'est la
fin qui est inattendue, pas forcément morale, mais
pas impossible si on ramène l'histoire dans un contexte
réel.
Dois-je vous la raconter ? Non, je préfère
laisser cours à votre imagination : il faut laisser
la porte ouverte à la créativité.
Les trucages :
Ma tronçonneuse a fait l'affaire,
mais "truquée". En réalité,
la chaîne (la lame) était retirée pendant
les séquences où le moteur était en marche
(pour des raisons de sécurité, ah bon ?...),
sauf pour la scène ou "je", dans le rôle
de "leatherface" (1) saccage l'aile...de ma propre
voiture (voir photo correspondante) !
(1) Leatherface est le nom donné
au tronçonneur.
En fait, c'était une aile déjà
abîmée qui avait été placée
sur la voiture juste pour les besoins de la scène,
mais je n'aurais jamais pensé auparavant qu'en quelques
secondes, la tôle pouvait vraiment être découpée,
comme une feuille de papier.
Cela m'a surpris, car si on reprend le film
de Tobe Hoper en 1974, quand "leatherface"
s'attaque a la portière d'un camion, il la raye mais
ne la perfore pas. Peut-être les Américains voulaient
vanter la solidité de leurs camions ? Eh bien en réalité,
si, ça passe - très vite - au travers. Enfin,
à éviter quand même pour ne pas trop abîmer
la chaine...
Sinon, pour le sang, du jus de tomate est
excellent, mais quand il faut rester dix minutes sous 50°
au soleil le temps de filmer, entre l'odeur du jus qui tourne
à cause de la chaleur et les mouches qui volent autour
du visage..., ça vous dégoûte du jus de
tomate pendant un petit moment.
Les morceaux de bidoche qui sortent du ventre
?
Une boîte de canigou, ça marche
à tous les coups ! Il est aussi possible d'utiliser
une marque moins chère, parce que de toute façon
la pâtée ne sera pas mangé par les acteurs.
J'avais songé à des trucages
beaucoup plus perfectionnés pour les scènes
où une victime se fait découpée, mais
à un autre budget...
Les acteurs :
Au total, nous étions quatre personnes
plus trois autres amis pour quelques scènes. De mon
côté j'avais 2 rôles (leatherface et une
victime) en plus du cadrage en général.
Le rôle de leatherface
Grand fan du film culte de Tobe Hoper, c'est
avec joie que j'ai tenu le rôle de leatherface.
Mais c'était assez physique. Imaginez la température
en plein été en Provence sous un soleil qui
tape dur.
A cela, ajoutez le poids de la tronçonneuse
qu'il faut manier dans tous les sens. Chaque scène
étant répétée plusieurs fois,
je n'avais plus de bras en fin de journée ! Mais quels
bons moments aussi!
Les lieux du tournage
:
Tout comme le vidéo-clip, la totalité
du film a été filmée dans la Drôme,
en Provence, et plus précisément dans la région
de Chamaret,
à côté de Grignan.
Entre les carrières millénaires,
les petites maisons en pierre, les anciennes habitations troglodytes
et les bois, tout le décor était là,
ce n'était pas la peine d'aller plus loin.
Quelques photos du
tournage :
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(1) Découpe (...à la
tronçonneuse avec la chaîne cette fois-ci...)
de la palette qui servira de table;
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(2) On vérifie que la tête passe bien à
travers la palette; |
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(3) Mise au point de la scène où on aura
l'impression de voir la tête sur la table; |
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C'est pas avec ce sourire qu'on aura l'air méchant
! |
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La perruque de leatherface à
la main, dernière répétition avant
tournage
Souvenirs "bêtisier"
: la perruque qui reste accrochée à un
arbre, leatherface qui se casse la figure pendant une
poursuite, ... |
D'autres scénarios
envisagés pour le futur ?
Si un jour je devais refaire ce film...mais
un vrai film...
J'ai effectivement envisagé d'autres
scénarios où le but est de ne pas faire un film
"boucherie". Le côté "gore"
amuse par le sang, mais je préfère le côté
"portée psychologique", qui est plus puissant
que voir du sang qui gicle.
De toute manière on sait ce qui va
se passer (le sujet est dans le titre du film), alors il est
préférable de miser sur une histoire qui tienne
la route et non pas sur seulement une succession de personnes
qu'on voit se faire découper.
D'ailleurs ça a été
le coup de maître de Tobe Hoper, le
réalisateur du premier Massacre en 1974 : pas (ou peu)
de sang, l'horreur est dans l'histoire elle-même : elle
révèle une sauvagerie humaine dans une campagne
isolée.
Cependant, mes idées de scénario
sont aussi différentes de celles de Tobe Hoper. De
plus, il n'y aurait pas le concept de famille anthropophage
ni de référence à Ed Gein
(voir section suivante sur cette page), un réel tueur
fou.
Alors, suivant le scénario envisagé,
le "tronçonneur" pourraît être:
1) soit un malade qui vit dans la peur et
qui, pour combattre sa peur, fait sa thérapie en effrayant
les gens avec une tronçonneuse, ce qui lui donne un
pouvoir sur les gens ; problème, il faut qu'il les
empêche de fuir, donc l'issue fatale c'est de les massacrer;
ce personnage est quasiment irresponsable de ses actes. Ce
type de malade a cependant besoin de l'aide d'un tiers (un
proche) car il ne pourrait pas vivre tout seul. Mais ce proche
est-il au courant de ce qui se passe autour de lui ?
2) soit un schizophrène qui lui est
totalement conscient de ses actes, mais qui trouve un plaisir
extrême à effrayer et tuer les gens. Ce dernier
est donc une personne dangereuse, qui sait ce qu'elle fait,
qui connaît aussi très bien la portée
de ses actes mais, de part sa maladie (la schizophrénie),
a la capacité d'avoir un comportement normal et ainsi
se fondre dans la foule...où la retrouver ne sera pas
facile du tout...
3) une véritable descente aux enfers,
mais ce scénario-là je le garde jalousement
pour moi...
Pourquoi ce concept
de tronçonneuse ?
Cet outil a 3 atouts principaux pour un film
:
1: le danger. Cette machine
est extrêmement dangereuse; un accident peut arriver
très vite, et là, ça ne pardonne pas.
En plus, ça ne coupe pas, ça déchiquète,
donc inutile de se faire recoller le bras après...
2 : le bruit. Ce bruit de
moteur 2 temps est agaçant pour nos oreilles, c'est
un bourdonnement aigu très désagréable.
Pas besoin d'ajouter de musique d'horreur, ce bruit stressant
convient parfaitement à l'habillage sonore.
3 : la fumée. Dernier
côté "effets visuels" pour un film,
la fumée qui sort du pot d'échappement. En effet,
il faut utiliser une tronçonneuse thermique et non
pas électrique, sinon on aura l'air de quoi, à
courir derrière sa future victime en traînant
derrière soi 3 kilomètres de câble électrique
?
DANGER + BRUIT HORRIBLE
+ FUMEE
=
les ingrédients impeccables pour un
film d'épouvante
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Images et extrait vidéo

Tout commence par un voyage tranquille

Les futures victimes

...des délires d'un tronçonneur...

...qui hante les forêts d'une région...

...qui pourrait être si paisible !

i) Une dispute commence alors qu'ils se croient
seuls

ii) Mais à quelques mètres de
là surgit leatherface

iii) Qui en un instant commence à balayer
tout ce qui est vivant sur son passage

iv) Une fin aussi insolite qu'horrible pour
cette jeune fille qui n'a rien demandé

v) Et elle finira sur la table de leatherface

Entailles réelles lors du tournage

Il faut éviter de laisser traîner
ses mains

i) Soyez prudent sur ces routes désertes

ii) Leatherface rôde et bondit très
vite

iii) Par pitié ne freinez pas ! Roulez
!

iv) On ne s'assoit pas devant sa voiture

Leatherface, solitaire face à son destin

Il faut parfois lutter pour vivre

Une fin imminente

Un désir de vengeance

Méfiez-vous de ces bois la nuit !

Extrait streaming video
durée 1 minute
"Le moins pire du rire"
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