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J'espère que la
partie introduction à un home-studio vous a permis de
mieux appréhender le sujet de la composition de musiques
électroniques. Cette partie va vraiment vous paraître
toute simple, maintenant. Je sais que cette section, écrite
en 2001, est tout à fait démodée : en revanche,
elle reste juste, seules les nouveautés seront à mettre
en ligne.
La notion essentielle à savoir c'est que le séquenceur
(aujourd'hui principalement un logiciel tournant sur un Atari ou
un PC) est indépendant du(des) synthé(s) utilisé(s),
et vice-versa, mais ils communiquent tous ensemble par un câble
spécial et respectent le protocole de communication nommé
"MIDI".
Le séquenceur expliqué ci-après est très
connu, il s'agit du logiciel Cubase, édité
par Steinberg. Il en existe d'autres, mais celui-ci fait partie
des "incontournables". Il est simple d'utilisation,
et très puissant.
Il ne stocke pas toujours les sons dans l'ordinateur, mais le plus
souvent les partitions, sous forme de fichiers. Ces fichiers
sont donc assez petits (env. 200 Ko).
Du coup, on peut enregistrer des partitions avec un synthé
"A", sauver ces partitions sur disquette, aller dans un
autre endroit où il y a la même version du séquenceur,
et faire jouer ces mêmes notes sur un synthé "B",
c'est très simple et utile car on n'a pas besoin de se trimbaler
tout le matériel.
Cependant, ce n'est pas vrai si on souhaite absolument jouer des
sonorités spéciales qui ne peuvent être reproduites
que par le synthé "A", là il faut conserver
ce dernier avec soi.
Quand on utilise le logiciel, on visualise dans la fenêtre
principale la globalité de la musique :

Dans la figure ci-dessus, on voit qu'il y 10 pistes, numérotées
1 à 9 et 15 (en fait ce sont les canaux MIDI), et à
droite de ces numéros il y a des boîtes avec des noms
très courts : chacune de ces boîtes renferme une partition,
comme montré dans la figure suivante :

Quand on lance la musique en mode Lecture, le séquenceur
émet toutes les informations des notes au fur et à
mesure (en fonction du tempo) sur le câble MIDI, et les machines
qui y sont connectées interprètent ces données
et agissent en conséquence (ou n'agissent pas si des filtres
sont activés).
Comme précisé dans
la section précédente,
un seul synthé peut suffire pour jouer toutes les pistes
en même temps, tout seul.
On peut paramétrer beaucoup de commandes, comme par exemple
faire jouer toutes les piste sauf une, celle-ci sera jouée
par le musicien directement sur le synthé; c'est pratique
pour répéter une musique, par exemple.
D'ailleurs j'utilisais ce principe
lors de mes représentations live , faute d'un nombre suffisantde
musiciens sur scène.
Le petit montage ci-contre
est un récapitulatif des figures précédentes,
avec aussi plus d'informations concernant les données
visualisées sur l'écran. |
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D'une manière générale, on peut tout faire
: copier-coller des notes, ajuster le "pitch-bend" (pincement),
la modulation, la vélocité (force pour enfoncer une
touche), etc., etc., la liste est longue !
Exemple pratique de composition
:
Lorsque je crée un morceau, j'enclenche l'enregistrement
de Cubase; Je pianote la mélodie, et j'arrête l'enregistrement;
Je quitte le clavier du synthé pour utiliser celui de l'ordinateur,
et j'ouvre un éditeur de partitions (presque toujours le
"Key Editor"); Je recale des notes dans le tempo, corrige
des erreurs, ajoute d'autres notes, etc;
Je fais jouer la partition :
Cubase pilote le synthé, cette fois;
En fait, c'est à partir de cette séquence d'opérations
qu'une musique entière est bâtie : on créée
les pistes (chacune découpée en plusieurs morceaux),
on choisit les sons, on règles certains paramètres,
et on sauve tout ça sur disquette (et on n'oublie pas d'imprimer
les partitions pour les déposer et les protéger légalement).
C'est simple (bien que les arrangements prennent beaucoup plus de
temps que la composition elle-même), Cubase
est simple d'utilisation, la limite est la créativité
du compositeur et la capacité des synthés.
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