"Aborder un art sans
aucune connaissance préalable n'est pas très
facile, voire mal vu aux yeux de certains puristes; en revanche,
cela a ses avantages dont la liberté et l'originalité."
En effet, "on ne sait pas, donc on
est libre de faire ce qu'on veut", car on n'adhère
à aucune structure existante qui peut cloisoner les
idées et les faire converger sur un style, linitant
ainsi le libre arbitre de l'esprit.
Par contre, les résultats peuvent
être originaux (ou rustiques...), également,
et l'évolution est plus lente car il faut passer du
temps, il faut commettre des erreurs et s'en rendre compte
soi-même, car il n'y a pas de professeur derrière
pour guider.
Au début, j'ai passé mes premiers
jours à essayer de reproduire des airs de groupes que
j'aimais bien, car il fallait absolument une base (voir
les influences) pour démarrer.
Très vite, j'ai commencé à
modifier un peu les sons de mon premier synthé pour
les rendre plus métalliques ou plus "cosmiques"
: ce deuxième aspect de la musique électronique,
à savoir la modification des sonorités, m'attirait
autant que la partie "composition".
Et c'est à force de pianoter que les
idées pour débuter des thèmes ont commencé
à venir à l'esprit.
Néanmoins, j'étais très
dépendant de la technologie des machines que j'utilisais.
Avec le budget de l'époque, mon matériel ne me permettait
pas de bâtir une musique élaborée, car la palette des sons
était limitée, les sonorités manquaient de richesse, et le
nombre de pistes sonores que je pouvais superposer pour former
une musique complète était aussi très réduit.
Du coup, les premières maquettes étaient
très statiques, les enchaînements étaitent
brutaux. Lorsque je programmais des séquences, les
modifications étaient difficiles à effectuer
en raison du manque fonctionnel de ces appareils bas de gamme,
et mon manque d'expérience ne m'aidait pas.
L'arrivée de l'ordinateur (l'Atari
pendant plusieurs années) en tant que séquenceur
a été une vrai révolution : je pouvais
corriger mes erreurs facilement, arranger les pistes, mieux
les "visualiser", et ceci m'a permit de progresser
plus rapidement dans la composition. En quelques instants,
je pouvais faire avec une souris des tâches qui étaient
fastidieuses sinon impossibles avec mon premier séquenceur.
Puis, avec le temps, j'ai pu acquérir
des machines de plus en plus perfectionnées, et dont
la qualité des sons m'inspirait encore plus pour créer.
La technologie était là, c'était à
moi de me perfectionner et de trouver ma personnalité
musicale.
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Les
motivations pour composer
Un
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Recherche d'un style personnel
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